Sa Jeune femme tenant une fleur face aux baïonnettes des soldats l’aura fait connaître dans le monde entier, mettant en lumière avec beaucoup de grâce et de poésie la ferveur d’un pacifisme profondément humain.

Photographe de l’instant, Marc Riboud, membre de l’agence Magnum depuis 1953, est avant tout un homme libre qui, muni de son appareil, sillonne le monde en prenant le temps de bien l’observer.

Quel a été le moteur de ce jeune homme timide au départ, devenu un infatigable voyageur parcourant le monde en prenant son temps, n’ayant pour seuls bagages que sa joie de vivre, sa curiosité et son fameux « instinct de l’instant » ?

« L’humanisme a depuis une trentaine d’année été utilisé comme une injure. Je m’en servirai comme d’une louange, pour honorer Marc Riboud, cet humaniste volant. Car l’humanisme, ce n’est pas de croire que ces hommes sont identiques, c’est de savoir découvrir leur identité à travers les différences. » Claude Roy

Marc Riboud est né à Saint Genis Laval. A 14 ans il découvre la photographie et consacre son premier reportage à l’exposition universelle de Paris. En rupture avec son milieu familial d’origine – la bourgeoisie lyonnaise – il rejoindra le maquis du Vercors et après des études scientifiques et un début de carrière d’ingénieur, il abandonnera sa situation pour se consacrer entièrement à sa passion.
Monté à Paris en 1952, il y rencontre Henri Cartier-Bresson et Robert Capa et entre à l’agence Magnum.
Il voyagera beaucoup, en Inde, en Chine et à partir des années 60 il suivra la décolonisation en Algérie et en Afrique. Il est l’auteur de la photographie qui deviendra pour toute une génération le symbole de l’opposition à la guerre du Vietnam (La fille à la fleur à Washington en 1967)
Depuis les années 80, il est régulièrement retourné en Orient et en Extrême-Orient